Le web 2.0 est un formidable outil de communication. Nous y avons vu apparaître des réseaux sociaux divers et variés, de multiples occasions de prendre contact avec l’Autre : nous pouvons retrouver d’anciens camarades de classe, faire des rencontres, sans notion de distance physique. Nous avons tous la possibilité d’avoir une identité numérique, une image de nous que nous offrons au monde entier. Seulement, petit à petit, les utilisateurs commencent à comprendre les risques de cet outil de communication : nous parlons d’identité numérique, d’indiscrétion, mais aussi de l’impossibilité de la contrôler parfaitement tout seul.
Penchons-nous sur Facebook, un célèbre réseau social. Il est vaste, puisqu’utilisé dans le monde entier. Comment peut-il évoluer pour correspondre aux attentes de sa communauté ?
Revenons un peu en arrière pour mieux comprendre le problème. Qu’est-ce que Facebook, à la base ? C’était un site proposant un album photo pour les élèves d’Harvard. Puis le succès l’a fait évolué vers ce que nous connaissons actuellement : un outil social, mondial. Ce qui intéresse les utilisateurs ? En plus de l’attrait donné par chaque réseau social, il est accessible dans 70 langues, et est gratuit. Ce dernier point tend pourtant à se discuter : il y avait environ 200 millions d’utilisateurs au premier semestre 2009, 350 à la fin de l’année. Il faut bien payer les serveurs.
D’un côté, nous avons donc un service qui manque d’argent, qui pourrait devenir payant, d’une manière ou d’une autre. De l’autre, nous avons des utilisateurs qui se demandent quelles sont les limites de leur identité informatique. Si jamais les gens ne se posent pas cette question, elle vient à eux grâce – entre autres – au collectif Control Your Info qui a dernièrement fait du bruit en piratant 300 groupes sur Facebook.
En France, nous sommes en pleins questionnements sur le sujet : une proposition de loi sur le droit à l’oubli numérique est apparue, et Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d’Etat à l’économie numérique, a dernièrement tenu un atelier sur ce même thème. L’image de notre identité qui se propage sur le net n’est pas de notre seule volonté : rien n’empêche un ami, sur Facebook, de mettre des photos de nous venant d’une soirée où l’on s’est « beaucoup amusé », et ces photos peuvent être accessibles même si elles sont notées comme privées (faiblesse du service ou volonté d’assouvir les désirs des curieux pour rendre sa communauté plus vaste, là est la question). Comment contrôler son identité, dans ce cas ? Comment Facebook peut-il rassurer son utilisateur tout en se montrant de plus en plus indispensable pour le fidéliser ?
A la fin du mois d’octobre, une nouvelle fonctionnalité est apparue sur Facebook : signaler la mort d’un ami, pour faire de sa page un mémorial. C’est un geste comme un autre, mais il ne correspond pas aux attentes actuelles du public (au moins, nous savons que nous ne sommes plus immortels sur ce réseau social). Reste à régler les nombreux soucis pour les comptes des vivants. Dans la mesure où le service deviendrait effectivement payant (et ne se contenterait plus d’être rémunéré par les publicités), il va lui falloir devenir irréprochable.
Le comble, c’est que la solution pour le réseau communautaire serait de savoir rassurer sa communauté.

Je trouve l’article plutôt pas mal !
L’identité numérique, hein? Oui, on pourrait aller bien plus loin dedans en parlant de notion « d’hyper visibilité » et de « Signal Social ».
Et un autre article répondant aux questions que se pose cet article serait tout aussi intéressant.